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Culture & patrimoine > Patrimoine & Histoire
Châteaux, domaines et maisons bourgeoises
| Le château de Saint-Léger
Bâti en 1324, le château, qui joue un rôle défensif, tire vraisemblablement son nom d’une chapelle qui se tenait là au Xe siècle. L’existence de seigneurs de Saint-Léger portant le nom de leur terre est attestée au début du XIVe siècle. Depuis cette époque, de nombreux propriétaires se sont succédés dont Jean Siraudin en 1595, célèbre pour ses brigandages et qui accroît considérablement le domaine. La famille Ratton possèdera également le château aux XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd’hui, il reste une propriété privée.
Une chapelle comme lieu de pèlerinage |
| Le château de Verneuil
Fief fort ancien, la propriété semble remonter au XIe ou XIIe siècle. On mentionne en 1369 un Pierre de Verneuil, capitaine châtelain de Mâcon. Deux siècles plus tard, le château servira de refuge aux protestants de Mâcon. Il aurait alors été habité par l’amiral de Coligny.
En 1712, il appartient à Claude Bernard de Chatenay, écuyer, conseiller du Roi ; puis le château devient la propriété de la famille de Barthelot d’Ozenay qui conserve Verneuil jusqu’au début du XIXe siècle. Il passe ensuite entre plusieurs mains et se morcelle. Vers 1929, l’évêché de Saône-et-Loire y héberge les enfants des colonies de vacances, puis pendant la Seconde Guerre mondiale, le château reçoit le centre d’accueil de la Croix-Rouge. Revendu en 1957 à la famille Chevalier aujourd’hui encore propriétaire, il sert alors de réserve pour le vieillissement des vins mousseux.
Le château dans son ensemble remonte au XVe siècle. Seul subsiste le corps principal flanqué de deux tours rondes défensives percées de meurtrières.
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| Le château de la tour de Langes
Le château s’appela d’abord La Tour de Charnay, puis La Tour du Mouton, lorsque Georges et Claude du Mouton (1471) en furent seigneurs, et enfin la Tour de Langes lorsque Jean du Mouton devint seigneur de Langes. L’édifice consistait autrefois en une tour ronde imposante. De ce premier château, il ne subsiste qu’un colombier, situé dans les dépendances.
Le château actuel de La Tour de l’Ange, situé à l’emplacement du château médiéval, est une construction datée du XVIIIe siècle et inspirée de l’architecture italienne. Il est la propriété de la famille de Roujoux depuis le XIXe siècle. Le baron de Roujoux fut préfet de Saône-et-Loire de 1802 à 1814. La famille s’est illustrée plus tard avec Guillaume et André de Roujoux, qui ont joué un rôle prépondérant dans la Résistance. |

| Le château de Condemine
La première mention du château date de 1614, le fief de Condemine appartenant alors à François Grattier, échevin de Mâcon. La propriété passe ensuite par alliance à la famille Bauderon de Sennecé. En 1763, le château est acheté par Jacques Ratton, secrétaire du Roi qui y donnera des fêtes tellement somptueuses que leur renommée parviendra jusqu’à la Cour. Sa petite-fille Anne Adélaïde Ratton conserve encore le domaine mais plusieurs propriétaires se succèderont par la suite, jusqu’au rachat du château en 1876 par la famille Pitrat. Les descendants conservent la propriété jusqu’à la vente du château, en 1998, à Simone Prettre de Hoer. Le château d’origine a été reconstruit, tel que nous le voyons aujourd’hui, entre 1741 et 1744. Il présente un corps central, flanqué de deux pavillons à toitures en carène qui sont d’une époque postérieure (XIXe siècle). |

| Le Domaine de Champgrenon
Témoin d’une riche histoire, le Domaine est aujourd’hui un parc paysagé de 17 hectares, ouvert à la promenade et lieu de nombreuses manifestations d’ampleur. A l’origine, la propriété appartient à Aimé de Rymon (1573-1645), procureur du roi , seigneur cultivé qui fait ériger la très belle Porte du Couchant dont le fronton porte l’inscription latine « Campus grynaeus Musis et Apolloni Sacer » (Champgrenon, temple des Muses et d’Apollon). De cette époque date également le pavillon d’entrée du Domaine aujourd’hui restauré. La propriété passe ensuite par alliance à la famille de Rambuteau pour devenir au début du XIXe siècle un domaine très en vue, estimé et visité par l’élite locale dont la famille de Lamartine. La personnalité du Comte de Rambuteau (1781-1869), chambellan de Napoléon 1er, préfet de la Seine, rayonne sur Champgrenon. Un nouveau château tourné vers l’orient, un parc paysagé réalisé par Jean-Marie Morel, créateur de nombreux parcs et jardins nationaux, le Domaine s’enrichit encore d’une glacière et d’une orangerie tout en conservant sa vocation agricole. En 1997, il est acquis par la ville de Charnay-lès-Mâcon qui engage dès lors des travaux de restauration du patrimoine existant (porte du couchant, glacière, pavillon d’entrée, bâtiments de ferme, puits …) et en fait un lieu d’événements culturels. On créé entre autre un théâtre de verdure pour recevoir le spectacle Carnacus, puis une scène de plein air pour les manifestations du 14 juillet, le festival Musik’O Pluriel ou encore les rendez-vous de l’été. Autre grand projet d’actualité : la restauration d’une huilerie qui devrait recevoir ses premiers visiteurs en 2008. |

| Le château de la Chevanière
Ce château date du début du XIXe siècle. Il comporte un corps de bâtiment central flanqué de deux pavillons carrés et entouré d’un parc décoré de statues à l’antique. Un cartulaire signale l’existence d’une chapelle Saint-Quentin à cet endroit. Depuis 1994, l’ensemble est la propriété d’une association, les amis de Médialogue-La Chevanière, qui accueille une vingtaine de personnes adultes handicapées. |
| Le château de la Tournache
Le château est construit vers 1855 par le propriétaire Ange Henri Vitallis. Ses descendants habiteront la propriété jusqu’en 1907. Se succèderont ensuite la famille Delfau de Belfort, Hervé de Canisy, Jean Charmont. Un incendie survenu en 1973 détruit la toiture et les combles du château et supprime ainsi un étage à l’édifice. En 1975, le château est vendu à la famille Calvagrac qui en restera propriétaire jusqu’en 2004. |
| Le château du Mérac
Propriété dont le nom fut importé du Sud-Ouest vers 1750 par François Rubat du Mérac, avocat au Parlement. Le château, qui devint vers 1930 un lieu d’accueil pour les enfants, appartient actuellement aux héritiers Chapuis. |
| Le Domaine du Perthuis
Appelé également « château Mirandol », le domaine a appartenu successivement à messieurs Ferret, Piat et Veber. Il est aujourd’hui la propriété des familles Schaad et Hugli. |
| Le château des neuf clefs
Il a été construit sur le périmètre de l’ancien domaine de l’abbaye Saint-Pierre de Mâcon limité par neuf bornes portant les clés, attributs du Saint Patron. On appelle également la propriété château Lutaud. |
| Le château des Gérardes
Composé d’un corps de bâtiment et de deux ailes, le château a appartenu à la famille Gérards puis aux Gonnard-Chartron.
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